mercredi 21 décembre 2011

Le temps qui passe...





Car Il est vrai que toi tu files, telle une étoile en mode urgence
Que tu transportes nos soupirs, et la froideur de nos absences
Dans ton chariot long et ouvert, tu tardes à nous voir sourire
À déconstruire nos silences, et l'insolence de nos désirs

Temps qui voyage seigneur cruel, te vivre droit, coeur au présent
Ne rien garder du vent d'hier, ne rien commander de demain
Vivre docile pour le bohneur, coulant du ciel sur le chemin
Comme un baiser sur une joue, du coeur tranquille d'un enfant

Insaisissable au premier jour, drapé sous le feu des volcans
Une seconde comme un détour, je reviens à toi et j'attends
Sur moi ta marque sans bavure, ma peau vieillie trahit mes jours
Je replonge au coeur de ta vie pour y décompter mes amours






jeudi 17 novembre 2011

L'urgence



L'urgence de les convaincre, de leur crier, de les voir sauver des désolations perpétuelles.

Trop de mes propres peurs et rien qui ébranle les incertitudes qui captivent mon regard.

Tous pareils et à la fois tous insaisissables, pour cet incapable dont moi seul garde le secret.

C'est bel et bien de perdre, qui me branche à l'insondable et à l'illimité pouvoir de L'Unique.

J'en dépends sans surprise et il m'envahit sans hantise de maintenant à encore demain.

L'urgence de les voir se gratter la crinière à grands traits de comment donc ai-je pu...

De la poésie, pour oublier la virgule de la sentence coup de poing à la ligne.

Pourquoi commettre un sens quand personne ne me regarde exploser de soif du vrai.

Se répandre en mots et en style anarchique au jour ordinaire d'une nouvelle étape.

On ne veut plus comprendre ceux qui affirment ne plus être à eux-même, enfin..

L'urgence d'entendre couler des ruisseaux au matin des délivrances promises.

Du courage en pâture pour les brebis errantes au fond des bistros glauques.

Le temps perdu, récupéré comme du soleil à travers des doigts d'enfants sauvages.

L'histoire d'amour sans vampires adolescents et imberbes comme des vers à soie.

Je les ai vu, dans sa lumière laser immaculée, repassés et repentis comme des princes...





mercredi 21 septembre 2011

Toi...Tu fonces




J'étais là, ailleurs, devant ta peine océane d'être toujours enchaîné par ces trahisons

À me demander qui veillait sur ta lumière quand du nord sont arrivés les rapaces

Je n'ai ni élixir ni baume de ciel pur pour apaiser tes brûlures d'adolescence

Je n'ai qu'un coeur blessé qui commande à son âme de t'accueillir avec prudence

Quelle est l'espérance qui te garde que je l'étreigne comme un vent de liberté

Pour mille fois moins de cruauté j'ai rêvé la souffrance de mes propres barbares

J'y ai connu des vides de ma paix qui hélas s'exilait aux étreintes des ténèbres

Toi tu danses et en virevoltant, tu attends ton jour de lumière tant prié

Toi tu fonces, et tu te dis qu'il faut vivre en attendant le roi sur son cheval blanc

Ensemble, malgré nos rêves qui parfois s'opposent dans le claquement d'un cri

Nous accueillerons encore sur nos mangeoires ces minuscules beautés volantes

Frêles chantres de Dieu remplis de musiques sauvages et de bonheur innocent

Fragiles et rafraîchis de cette pluie tiède des printemps parfumés de lilas

Nos chemins d'hier soudés au corps des maintenants et des demains de victoire

Nos âmes dépouillées des brûlures qui transcendées nous auront forcé à renaître


vendredi 2 septembre 2011

Je cherche...



Je cherche les veilleurs qui s'acharnent
Ceux qui se meuvent dans cette chair emmurée de silence
Criblée d'attente et d'inacceptables défaites


Je cherche ces esclaves à la vérité
Qui transfigurés parlent de leur tombeaux ouverts
Et qui prophétisent encore la fin des tristesses


Je cherche l'exceptionnel coeur de prince
Droit et debout sous les mépris crachés des sages
Avalé sans fin dans ces tourbillons de grâce


Je cherche la vie dans ma propre mort
Le dos au mur pour reprendre mon souffle
Le triomphe se forge sur l'enclume des prières... 

vendredi 26 août 2011

Je voudrais être un autre...



Je voudrais être un autre
Quand je courbe sous la rancune
Et que la nuit sans lune
Se détourne de ma cause
Je voudrais être un autre
Quand l'ennemi me torpille
Et que le doute comme une vrille transperce mon coeur morose


Je voudrais être un autre
Quand la peur me paralyse
Et que son fiel me grise
À la quasi overdose
Je voudrais être un autre
Quand je ne t'entends plus
Et que ces êtres déchus me poussent à la névrose



Je voudrais être un autre
Quand je cherche ton visage
Et que mon âme croise ma rage
Qui revenait de sa pause
Je voudrais être un autre
Bien plus droit et moins errant
Et sans jamais perdre ce temps qui s'émiette sous la nécrose

Je voudrais être un autre
Mais j'ai un Père qui me parle toujours
Qui malgré moi me couvre d'amour
Et me dirige à la délivrance
Là où toute violence
Ne trouvera plus de demeure
Ni dans le corps ni dans le coeur
De notre nouvelle alliance
Oui bien à l'abri des hommes
Qui voulaient tant nous éblouir
Bien qu'ils n'avaient rien à offrir de plus grand que ce que nous sommes...

mercredi 24 août 2011

À tout prix et désirer...




À tout prix et désirer souvent trop fort
Un coeur proie dans l’adolescence trompée
La fureur d’être celui qui fier brille entre tous
Le plus secret de soi étalé aux perversions des faibles
Et l’odeur du danger qui s’évapore sur l’autre rive
Bien avant la peur qui éveillée tuerait l’innocence
Prier pour un rayon de miel et l’éloignement des vipères
Dans une vitrine un quidam interroge un souvenir
C'était un sauvetage consciencieusement raté
Chanter oui à la fraude aux pieds du Roi juif

À tout prix et désirer souvent trop fort
Une estrade rose cristal pour pavoiser tranquille
Menacer l'inférieur le corps cloué à l'outrage
Le plus sacré de l'âme abandonné aux morsures des chiens
Le sang sur leurs pelages en flambeaux cobalt
Bien après l'excuse de devoir nourrir la meute
Prier pour une main tendue et le bouclier de la Parole
À travers un mur de glace un prince et son écueil
Ce sera l'autre ou ce sera son âme en pâture
Chanter oui au jeûne des vautours incrédules...

Foudres, nuages et forets...




Il n’y aura plus de nuages pour venir lui dessiner des forêts
Autant que toi, ils voyageront sans doute ailleurs
Leurs rondeurs et leurs liquides faussement coupables, auront accepté l’exil avec grâce comme châtiment à leur innocence
Mais ils se savaient utiles et leurs plaies seront toujours fraîches

Ils ne reviendront hélas plus jamais rafraîchir les sécheresses, ni scier de foudre les feuillus centenaires et les sapins au trépas
C'est désormais en décadence consentie que s'avaleront les secondes
Au siècle du moi métallique, la vengeance nourrie la panse des grenades
Ils sont pourtant déjà faméliques drapés dans leurs oriflammes calcinées

Nous resterons blottis, intègres dans l'étreinte du dernier Consolateur, dépouillés des souffrances vampiriques que trafiquent les idoles
Planerons nos vies d'éther d'avoir abandonné nos hommeries sauvages
Sa puissance sera notre faiblesse pleurée à coup de confessions lucides, entendues dans les lieux très hauts où les séraphins explosent en louanges
Nous ne posséderons plus que des instants à genoux devant les murailles, des brindilles d'étoiles sur les yeux clos de nos têtes pieusement courbées
À Toi, qui a revêtu chaque grain de blé et rempli les mers de miracles multicolores, fais sur nos fragilités errantes, luire ce soleil d'or qui désintègre l'inutile...