J'étais là, ailleurs, devant ta peine océane d'être toujours enchaîné par ces trahisons
À me demander qui veillait sur ta lumière quand du nord sont arrivés les rapaces
Je n'ai ni élixir ni baume de ciel pur pour apaiser tes brûlures d'adolescence
Je n'ai qu'un coeur blessé qui commande à son âme de t'accueillir avec prudence
Quelle est l'espérance qui te garde que je l'étreigne comme un vent de liberté
Pour mille fois moins de cruauté j'ai rêvé la souffrance de mes propres barbares
J'y ai connu des vides de ma paix qui hélas s'exilait aux étreintes des ténèbres
Toi tu danses et en virevoltant, tu attends ton jour de lumière tant prié
Toi tu fonces, et tu te dis qu'il faut vivre en attendant le roi sur son cheval blanc
Ensemble, malgré nos rêves qui parfois s'opposent dans le claquement d'un cri
Nous accueillerons encore sur nos mangeoires ces minuscules beautés volantes
Frêles chantres de Dieu remplis de musiques sauvages et de bonheur innocent
Fragiles et rafraîchis de cette pluie tiède des printemps parfumés de lilas
Nos chemins d'hier soudés au corps des maintenants et des demains de victoire
Nos âmes dépouillées des brûlures qui transcendées nous auront forcé à renaître
