Il
n’y aura plus de nuages pour venir coiffer les forêts
Autant
que toi, ils voyageront sans doute ailleurs
Leurs
rondeurs et leurs liquides faussement coupables
Auront accepté l’exil avec
grâce, comme châtiment à leur innocence
Mais
ils se savaient utiles et leurs plaies seront toujours fraîches
Ils
ne reviendront hélas plus jamais rafraîchir les sécheresses
Ni scier de foudre les feuillus centenaires et les sapins au trépas
C'est
désormais en décadence consentie que s'avaleront les secondes
Au
siècle du moi métallique, la vengeance nourrie la panse des grenades
Ils
sont pourtant déjà faméliques drapés dans leurs oriflammes calcinés
Nous
resterons blottis, intègres dans l'étreinte du dernier Consolateur
Dépouillés
des souffrances vampiriques que trafiquent les idoles
Planeront
nos vies d'éther d'avoir abandonné nos hommeries sauvages
Sa
puissance sera notre faiblesse pleurée à coup de confessions lucides
Entendues
dans les lieux très hauts où les séraphins explosent en louanges
Des
brindilles d'étoiles sur les yeux clos de nos têtes pieusement courbées
À
Toi, qui a revêtu chaque grain de blé et rempli les mers de miracles…

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