samedi 18 mai 2013

Guérir


Guérir




Les cris se sont ouverts comme des cathédrales à l’abandon

Des flocons de sable rose suspendus de leurs toits sans mémoire

Par ici les infirmières aux vaccins de douceur et de poudre d’étoile

Les fées et les anges commis aux plaies éventrées

Dans leurs mains la grâce et la tendresse du Père des lumières

Leur souffle pain d’épices qui rappelle  l’étreinte des louves

Guérir contre leurs corps absous des châtiments délétères


Demain, dans ce soleil d’enfance qui embaume le corps des sapins

Je te couvrirai du linceul de la victoire d’acier canonisé

Dans le fracas des hymnes et des tristesses maléfiques

Nous rirons ensemble d’être poussière et enfants du Très-Haut

Tu danseras de feu pour peindre ton dernier mouvement

Sur l’or des palissades, à l’aube de la nouvelle Jérusalem…






















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