Guérir
Les cris se sont ouverts comme des cathédrales à l’abandon
Des flocons de sable rose suspendus de leurs toits sans mémoire
Par ici les infirmières aux vaccins de douceur et de poudre d’étoile
Les fées et les anges commis aux plaies éventrées
Dans leurs mains la grâce et la tendresse du Père des lumières
Leur souffle pain d’épices qui rappelle l’étreinte des louves
Guérir contre leurs corps absous des châtiments délétères
Demain, dans ce soleil d’enfance qui embaume le corps des sapins
Je te couvrirai du linceul de la victoire d’acier canonisé
Dans le fracas des hymnes et des tristesses maléfiques
Nous rirons ensemble d’être poussière et enfants du Très-Haut
Tu danseras de feu pour peindre ton dernier mouvement
Sur l’or des palissades, à l’aube de la nouvelle Jérusalem…

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