samedi 11 mai 2013

L'heure




Rire de soi, de ses défaillances, rire de n'être plus drôle
De se battre juste assez pour suivre et éviter l'oubli
Alors que la jeunesse exige tout et détourne le regard
Nous  transportons pourtant toujours ces souvenances de beauté
Ces avants fulgurants, incrustés dans un coeur qui explose
Qui ne réclame ni âge ni espace, mais cet infini qui l'enveloppe
Qui croit en Dieu et qui le cherche malgré la honte qui demeure
C'est d'être un homme à son heure, plus près du royaume

Et l'heure approche, sans s'annoncer, comme le sang trahi des pauvres
Il n'y aura pour l'accompagner qu'un roi et une question
Et avec eux… la tempête et la fin des hurlements sans réponse
Le jugement dernier pour chaque horreur et des bonheurs vanille
Des joies pures, des extases sanctifiées, et ces âmes à la traine… 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire