Rire
de soi, de ses défaillances, rire de n'être plus drôle
De
se battre juste assez pour suivre et éviter l'oubli
Alors
que la jeunesse exige tout et détourne le regard
Nous transportons pourtant toujours ces
souvenances de beauté
Ces
avants fulgurants, incrustés dans un coeur qui explose
Qui
ne réclame ni âge ni espace, mais cet infini qui l'enveloppe
Qui
croit en Dieu et qui le cherche malgré la honte qui demeure
C'est
d'être un homme à son heure, plus près du royaume
Et
l'heure approche, sans s'annoncer, comme le sang trahi des pauvres
Il
n'y aura pour l'accompagner qu'un roi et une question
Et
avec eux… la tempête et la fin des hurlements sans réponse
Le
jugement dernier pour chaque horreur et des bonheurs vanille
Des
joies pures, des extases sanctifiées, et ces âmes à la traine…

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