mercredi 24 août 2011

C'est à genoux...



C’est à genoux visage contre le bois rougi
Que j’implorais aux lueurs faibles et premières
Ce feu d’acier et envoûtant des nouveaux départs
Celui qui de l’homme ne pourrait jamais naître
Qu’on craint de perdre au mirage d’un démon
Dans une caresse de plaisir trompeur qui consume les serments
 
C’est prosterné ailleurs que dans mon corps fourbu
Qu’un ange aux yeux fauves flatta ma chevelure
Attentif aux larmes de mes incantations repentantes
Celles qui se pleurent dans une certitude de n’être rien
Affranchi de la tyrannie d’une ambition qui défigure
Et qui pourtant se porte fière en traître sourire serein
 
C’est en prières transporté dans la pureté des silences
Que Dieu hurle son urgence d’étreindre ses enfants
De les porter dans l’orage derrière son bouclier d’or
Pulvérisant les mensonges et les désespoirs ennemis
C’est en désertant de courage nos plus chers désirs
Que l’on peut danser au chant victorieux des délivrances.

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